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Synopsis:

 

Retour de Courbet à Ornans. Après son succès d’Un après dîner à Ornans, le peintre décide de rentrer dans sa ville natale, afin de retrouver l’inspiration auprès des siens. Alors qu’il vit les derniers moments de son histoire d’amour avec Virginie Binnet, par correspondance, il se lance dans l’œuvre qui en fera le peintre réaliste qu’il est devenu : Un enterrement à Ornans.

Approche:

Musicale 
Ce film part d’un projet de ciné-concert, le but étant de fournir un support cinématographique à l’école de musique AMUSO - Ateliers de Musique du Sud-Ouest du Grand Besançon. En accord avec Agnès Boichard directrice des établissements, Ekaterina Mitrulli professeurs de musique, a composé une musique pour le film qui est ensuite interprétés en direct par les élèves de chaque école lors de la projection du film. Matthieu Guilain est le chef d’orchestre.
 

Picturale 

Nous avons choisi de faire un film sur Gustave Courbet, artiste connu mais homme mystérieux. Nous voulions dévoiler une partie de son intimité à travers le tableau qui l’a rendu célèbre pour le réalisme. Ceci nous permettant également de mettre en avant la beauté de la région, de ses paysages et de la ville d’Ornans.
L’esthétique du film se réfère aux tableaux de Courbet : caméra statique, plans larges, colorisation de clairs/obscurs, sentiment d’intimité avec le peintre… 
Pour les décors en extérieur, nous avons tournés aux alentours d’Ornans et de Flagey ; pour ceux en intérieur, nous avons contacté le Musée des maisons comtoises de Nancray, afin d’apporter un réalisme proche de l’époque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RÉFÉRENCES

Pour l'écriture du scénario, nous nous sommes basées sur les différentes correspondances que Courbet avait eu avec ses proches.

 

Son retour à Ornans :

L’actualité politique troublée se soucie peu de peinture, l’atmosphère parisienne ne convient plus à Courbet, il décide de tenter un coup. Après la médaille d’or obtenue au Salon avec son Une après-dînée à Ornans et l’achat de sa toile par l’Etat, il annonce à ses amis parisiens que désormais il est devenu le « maître d’Ornans ». Il parcourt à pied les 25 kilomètres séparant Besançon d’Ornans. Les amis d’Ornans, prévenus, viennent à sa rencontre et on l’accueille dans le village dans la liesse, avec fanfare, banquet, discours. C’est le retour du fils prodigue, l’artiste qui triomphe à Paris. 

« A Francis et Marie Wey 
Chers amis,
Je suis un peu comme le serpent, la torpeur m'est très familière. Dans cette sorte de béatitude on pense si bien ! Puis il est si doux de penser aux gens qu'on aime sans avoir besoin de leur dire.
Quand je suis rentré à Ornans, ma ville natale, j'arrivais à pied de Besançon. Mes amis étaient venus sur la route à ma rencontre. Ils dînaient tous chez nous et voilà qu'au dessert Promayet sort, ses musiciens répétaient encore à la mairie, alors ils vinrent me donner une sérénade, suivis d'une grande partie de la population. Promayet, qui était chef d'orchestre, m'avait ménagé une surprise : il avait arrangé mes romances en symphonie qu'ils exécutaient fort agréablement. Je vous tiens quittes de mon allocution. Je les invitai à venir boire ; voilà notre maison pleine. Il me fallut leur chanter mes romances, puis on dansa jusqu’à 5 heures du matin. Je vous laisse à penser si je dus embrasser du monde et recevoir des compliments dans toute la ville. 
Enfin, il paraît que j'ai bien honoré la ville d'Ornans.
» 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un enterrement à Ornans

L’enterrement à Ornans est un immense tableau de 3,13 m x 6,64 m. Une fresque monumentale. Comme « Les casseurs de pierres », la toile est peinte dans le nouvel atelier que le père de Courbet lui a fait aménager dans un grenier de la maison héritée du grand-père à Ornans. Une cinquantaine d’habitants d’Ornans ont posé pour cette composition. Les usages et les costumes francs-comtois sont représentés, dans un paysage réel, celui du cimetière d’Ornans inauguré en 1848. […] Auparavant, les grands formats en peinture étaient réservés à des représentations de genre noble, essentiellement à la peinture d’histoire. L’enterrement » n’entre pas dans les cases habituelles... Au salon de 1850, cela agace. Est-ce une scène d’histoire, un portrait de groupe, un paysage, une œuvre religieuse, un manifeste politique en ces temps de troubles ? Un peu de tout. Des paysans, des artisans, des ecclésiastiques, des bourgeois, des socialistes, sont mêlés. L’artiste élève au rang d’évènement historique, un épisode banal, familier, un simple enterrement campagnard.

 

« A Champfleury

Février – mars 1850

Ici les modèles sont à bon marché, tout le monde voudrait être dans l’Enterrement. Jamais je ne les satisfais tous, je me ferai bien des ennemis. Ont déjà posé : le maire, qui pèse 400 ; le curé, le juge de paix, le porte-croix, le notaire, l'adjoint Marlet, mes amis, mon père, les enfants de choeur, le fossoyeur, deux vieux de la Révolution de 93, avec leurs habits du temps, un chien, le mort et ses porteurs, les bedeaux (un des bedeaux a un nez comme une cerise, mais gros en proportion et de cinq pouces de longueur que Trapadoux aille s’y frotter !), mes sœurs, d'autres femmes aussi, etc. Il faut être enragé pour travailler dans les conditions où je me trouve. Je travaille à l’aveuglette ; je n’ai aucune reculée. Ne serais-je jamais casé comme je l’entend ? Enfin, dans ce moment-ci, je suis sur le point de finir 50 personnages grandeur nature, avec paysage et ciel pour fond, sur une toile de 20 pieds de longueur sur 10 de hauteur. Il y a de quoi crever. Vous devez vous imaginer que je ne me suis pas endormi. […] Gustave Courbet »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sa relation avec Virginie Binnet

Virginie Binnet fut son modèle. Originaire de Belgique, probablement rencontré lors de ses voyages. C’est la seule femme avec qui il entretint une longue relation de 10 ans et qui lui donna un fils. Elle finit par le quitter en emmenant l’enfant.

 

« A Champfleury Janvier 1952, à Ornans

Que la vie lui soit légère, puisqu’elle croit mieux faire. Je regrette beaucoup mon petit garçon, mais j’ai suffisamment à faire avec l’art sans m’occuper de ménage ; et puis, un homme marié pour moi est un réactionnaire. […] » 

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